Sinon pour ne pas avoir l'air de râler tout le temps, un article intéressant quand même, sur "la bonne santé en trompe-l'oeil des clubs italiens", le mardi 28 mars.
Dans l’édition de ce week-end, un article totalement absurde concernant le PSG. Si l’on en croit le titre de l’article, « le PSG serait une étape périlleuse dans la carrière de joueurs prometteurs ». Sauf que l’article n’explique pas du tout cela. D’abord, sur quels exemples s’appui-t-il ? On ne sait pas. L’auteur aurait pu donner quelques noms de joueurs qui ont connu cette situation. Apparemment il faut croire que la mésaventure est arrivée à Florian Maurice : « Lorsque je suis arrivé au PSG, en 1997, je jouais en équipe de France et j'étais bien placé pour participer à la Coupe du monde. J'ai tout perdu en une saison. » explique-t-il. Mais pourquoi comment ? On ne sait pas, pas un mot de plus, alors que la déclaration est très lourde ! Cela serai-t-il arrivé à d’autres joueurs ? Là non plus, on ne sait pas, viennent juste deux paragraphes pour répondre à de supposées raisons de débauches qui ne sont pas exprimées… Les joueurs du PSG rejettent l’explication des nuits parisiennes… Ils rejettent également l’explication des gros salaires (explication à quoi puisque l’étape périlleuse n’est toujours pas démontrée ?…), de toute façon ils ont raison puisque les nuits et les gros salaires n’existent pas qu’à Paris. Par ailleurs, les personnes qui sont citées dans l’article sont elles joueurs, entraîneurs, observateurs, on ne sait pas, ont elles connus une étape difficile dans leur carrière au PSG ? Le lecteur doit le supposer par lui-même.
Jusqu’à présent, aucun intervenant ne s’est plaint de quoi que ce soit, au contraire, mais l’auteur n’hésite pas à écrire dans le paragraphe suivant : « La plupart des anciens joueurs se plaignent également… »… Suivent encore deux témoignages, de Lionel Potillon et Grégory Paisley, dont le lecteur est censé connaître par cœur le CV puisque aucune précision n’est donnée : ni qui ils sont, joueurs ou pas, quand ils ont joué, et donc on ne comprends pas pourquoi ils interviennent sur le sujet.
La suite n’est pas mieux : le problème, à Paris, finalement, si problème il y a ce qui n’est toujours pas démontré, c’est à cause, je cite, de « la pression médiatique », de « l'attitude outrancière de certains supporteurs », de « l’opprobre populaire » et de « l'impatience des médias »… Ils se relisent parfois, au Monde, ou quoi ?
J’arrête là, c’est vraiment une fois de plus un manque de rigueur et de professionnalisme totalement indigne.
Qu'avons nous appris dans le Monde du 7 décembre? Que le Réal de Madrid et le Barça (Barcelone - merci pour le jargon sans décryptage) SONT liés avec le docteur Fuentes. Un scoop. Il y avait des soupçons, puisqu'un cycliste avait déjà affirmé avoir croisé un footballeur dans le cabinet du docteur. Mais là maintenant c'est sûr on a la preuve! On peut faire la une dessus, faire un éditorial. On a enfin la preuve, ou au moins un élément de démonstration, un témoignage, une photo, une vidéo, un chèque, un contrat...
Non, mieux que cela. Un journaliste a vu chez le docteur un document accablant. Une feuille de papier griffonnée à la main par le docteur lui-même, qui serait le programme de dopage de Madrid et Barcelone...Désolé, on l'a vue mais on ne peut pas vous la montrer, la police ne la pas vue, personne ne la vue, personne ne la verra jamais, mais c'est bien la preuve, croyez-moi sur parole, affaire classée, "le Réal de Madrid et le Barça sont liés" au médecin dopeur....
On croit rêver. C'est vraiment un cas typique de sur gonflage médiatique d'une sous info. D'ailleurs l'auteur de l'article semblre un peu moins y croire que ne le laisse penser son titre, puisque l'affirmation est déjà au conditionnel, ce qui est moins sensationnaliste que le titre et la Une.
Quand on veut faire du sensationnalisme au lieu de l'info. Si la feuille existe vraiment, tant qu'on ne peut la montrer à personne, on reste plus mesuré, plus nuancé. L'information était peut-être moins "vendeuse".
Mais le plus extraordinaire, c'est que le lendemain, L'Equipe nous a quand même gratifiés d'une double page. Le journaliste du Monde a peut-être vu la feuille. Mais ceux de l'Equipe non. Cela ne les empêche pas, avec donc beaucoup moins d'éléments, de nous faire un dossier sur cette certitude.
N'importe quoi.
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